Communisme : Mirage ou urgente nécessité

Nom : TROSSEVIN
Prénom : Pierre
Email : pierre.trossevin@orange.fr
Section : Bourges
Sujet : Socialisme/Communisme

Contribution :

Communisme : Mirage ou urgente nécessité

Dans la préparation de notre 40éme congrès, la question de la nécessité d’une phase « socialiste » comme préalable au communisme ressurgit. La résurgence de cette thèse au moment où le capitalisme mondialisé conduit la planète et le genre humain à des catastrophes ne va pas contribuer à éclairer notre projet de société.

Est-il nécessaire de compliquer le débat et créer de la confusion dans les esprits en réintroduisant la notion de socialisme, système qui a échoué aussi bien dans sa version étatiste et autoritaire dans les pays de l’Est que dans sa version social- démocrate ou libérale dans les démocraties occidentales ?

Dans ce moment de crise systémique du capitalisme où toute tentative de réformer le système a échoué, l’urgence est de s’atteler à la construction d’une société communiste.

Pour ce faire, on ne peut faire l’économie d’une analyse lucide sur la nature des systèmes des pays de l’ancien bloc de l’Est en donnant à voir que ce n’est pas le communisme qui a échoué dans ces pays mais son antithèse. Sinon, le procès qui consiste à assimiler notre projet à « l’enfer communiste » continuera à fonctionner et fermera la porte à toute remontée de notre influence et toute perspective progressiste pour notre pays.

Le communisme, il n’a jamais existé et n’existe pas aujourd’hui.

L’étatisation de l’économie, l’étouffement de la démocratie, l’absence de pluralisme politique, la verticalité du pouvoir, traits dominants des sociétés « du socialisme réel », c’est la négation du communisme, c’est son antithèse.

Le communisme tel que Marx le définissait dans ses grandes caractéristiques «le libre développement de chacun condition du libre développement de tous » ne pouvait « exister » dans les conditions de verrouillage de la démocratie économique, sociale, politique dans les pays « se réclamant du communisme ».

Le communisme est bien à l’ordre du jour avec la crise systémique du capitalisme

En revanche, le communisme « étant « le mouvement réel qui abolit l’ordre existant », le capitalisme finissant mettant la planète à feu et à sang, avec les catastrophes écologiques, les inégalités croissantes, les guerres, les famines, les exodes de populations qu’elles entraînent, le combat pour le communisme commence bien maintenant.

Le combat pour l’égalité, la liberté, la paix, la fraternité, le combat écologiste, telles sont les valeurs du combat communiste d’aujourd’hui. C’est autour de celles ci que notre parti doit lancer la contre offensive et inviter les chercheurs, le monde de l’intelligence et de la création à réfléchir à la définition d’un projet communiste de notre temps.

L’enjeu principal du 40 ème congrès

Si nous n’affrontons pas cette question du communisme, nous ne pouvons espérer une remontée de notre influence, c’est l’enjeu principal de ce congrès celui qui conditionne l’existence même de notre parti comme force politique qui compte au niveau national.